Cette parole bernardine peut sembler paradoxale. Elle exprime pourtant une intuition profonde de la tradition spirituelle.
Toute naissance véritable implique une mort préalable. Non pas nécessairement la mort du corps, naturellement et heureusement, mais celle de nos certitudes, de nos attachements, de nos illusions ou de nos habitudes.
Le chemin intérieur n'est pas une accumulation de connaissances ou de pouvoirs. Il est souvent un dépouillement. Avant de devenir, il faut consentir à laisser derrière soi ce qui nous empêche d'être.
Que l'on parle de conversion du regard, de mort symbolique ou de transformation du cœur, dans tous les cas, il s'agit du même mouvement : quitter une manière d'être pour en découvrir une autre, plus libre et plus authentique.
La SOT n'échappe pas à cette grande leçon qui veut que chaque renaissance commence par un renoncement. Peut-être même la pousse t-elle encore plus loin, plus profondément...
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